l’Amour du loup et aocj-PURCELL- Avignon-7/12/7/2015

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“ Nous attendions avec impatience d’entendre le projet produit par la Cie « L’amour du loup » autour de Purcell, avec Christophe Jodet (b, el-b, loops) et Ambre Oz (voix). C’est de cette dernière qu’est partie l’idée de chanter Purcell avec un accompagnement de contrebasse, idée soutenue par le fait que la musique de Purcell, comme tant d’autres à son époque, repose en partie sur des lignes de basse sur lesquelles on peut broder. Voire improviser. Venue plutôt du conte que du lyrique, Ambre Oz chante Purcell avec un beau timbre plutôt sombre et grainé fin, elle n’utilise aucun des effets classiques du chant baroque, et s’orienterait plutôt, au bout du compte (et du conte) vers une tessiture de « pop music ». Dans ce récital, qui à donné à Christophe Jodet beaucoup de travail d’adaptation (deux instruments à faire jouer « ensemble », superposition des lignes par l’effet des boucles, etc.), l’air fameux de la mort de Didon a constitué un sommet très émouvant et très réussi, toutes les pièces (dont Ô Solitude) ont été jouées et chantées avec une sensibilité manifeste, un bel engagement, et vers la fin Ambre Oz est revenue à son art du conte, et des espaces de liberté se sont ouverts qui ne demandent qu’à être habités davantage. Ce récital ne laisse pas de surprendre, de déranger même, il n’est en rien indifférent par l’honnêteté des interprètes. ”

 

Philippe Méziat, Jazz Magazine – 8 juillet 2015
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JOUR1-7juillet

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Arrivés la veille au Château de Varenne, simplement paradisiaque dans son bain de cigales, nous avons goûté l’accueil, visité nos espaces de repli. Nous jouons ce jour le premier concert. Climat recueilli. Tâtonnements techniques et remplissage animal du lieu. Le moment attendu libère sa charge d’instant présent.

 

 

JOUR2-8juillet

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L’équipe ne fait qu’un. La console salive. Gaëlle rayonne en pilier, constance qui lui fait une beauté. Son sourire puisé dans le tempérament s’ouvre sur une denture perlée blanc de lait. Elle choisit sa place du jour et c’est comme un marchepied pour le premier La.

 

 

JOUR3-9juillet

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Brise de doute et fatigue sous l’assaut caniculaire. Christophe active son versant indéracinable. Présence massive, bordée au silence et à la sûre présence. Tam entre en rituel. L’équipe de l’AJMI ose les retours, la timide impulsion fraternelle. Alain est dans la pure captation des secondes. Tania est arrivée. Tout conte.

 

 

JOUR4-10juillet

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Nous attendons le public. Force retrouvée et conscience du mitan dépassé accroissent le désir. L’humour prend ses quartiers et dilate doucement le climat. Le soir est festif. Interview crépusculaire qui délie la pensée et révèle des réserves d’explorations futures. Au loin Stéphany administre le lien. Toutes les cartes se laissent agréablement rejouer.

 

 

JOUR5-11juillet

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Concert culminant de la semaine. La musique se dit d’elle-même et chacun occupe son volume de plaisir et de don. Public au rendez-vous, réceptif et curieux. La suite est ivresse, oubli. Dune et Gad, chaque jour présents aux divers rangs, libèrent un incalculable volume de lumière.

 

 

JOUR6-12juillet

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Ultime accord. Moisson de visites qui feront dates. Remballage et derniers regards sur les recoins familiers de la loge. Chaque instant s’est écrit et servira de savoureuse pitance au passé. Pierre Villeret semble aussi gauche pour les adieux qu’il est dextère pour le beau son. Nous avons faim d’un beau début.