ambre oz et christophe jodet – invités de la galerie Da-End – juin 2016

ambre oz et christophe jodet

étaient les invités de la GALERIE DA END

 pour une performance qui a eu lieu le 23 juin 2016

à l’occasion du vernissage de l’exposition

PERSONA     Cendrine Rovini    Paul Toupet

 

Suite à l’acquisition d’une oeuvre de Paul Toupet, Ambre oZ a rencontré à l’automne dernier, Diem Quynh, co-directrice de la galerie Da End, au Grand Palais (Art Paris Art Fair). Une occasion de découvrir notamment les oeuvres surnaturelles de Nieto, celles, puissantes et remuantes de Satoshi Saïkusa. Quelques semaines plus tard, Quynh proposait à Ambre une performance au cours du vernissage de l’exposition de Cendrine Rovini et Paul Toupet PERSONA (23 juin – 23 juillet 2016). Le rendez-vous a eu lieu, libérant sa charge d’essentiel. Un événement pluridisciplinaire sensible qui promet des lendemains.


La croix Basse

Photographie lionel dupont

« Persona. Parce que le masque habille aussi parfois le visage des œuvres, nous avons aimé d’emblée l’idée de rapprocher notre matériau sonore des sculptures de Paul Toupet, auxquelles Christophe Jodet et moi-même sommes très sensibles. En ouvrageant les compositions dévotionnelles d’Henry Purcell jusqu’à la moelle, en les questionnant jusqu’à l’identification, nous avons mélangé nos chairs et tombé leur apprêt de vanité baroque en séparant leur potentiel charnel de leur visage culturel. Tout comme Cendrine Rovini semble restituer l’épluchage délicat des strates psychiques de l’être en nous livrant l’image de son errance avant celle de son apparence, nous cherchons à révéler l’échographie numineuse de ces compositions musicales vieilles de quatre siècles, par appétit gourmand pour le dialogue qu’elles entretiennent avec notre part inconsciente. L’exercice ne laisse pas indemne. Il libère une charge d’intimité féroce entre le compositeur et l’arrangeur. Le chant et la musique jouent d’une respiration en miroir et d’une tension tout en ascendances. La direction donnée par les arrangements du musicien provoque une qualité dynamique plus organique que lyrique et un mysterium tremendum fascinans parcoure le répertoire. C’est cette même sensation de présence absolue que nous éprouvons devant les œuvres de PERSONA et nous recevons l’invitation de Diem Quynh et Satoshi Saïkusa comme la possible naissance d’une éphémère formation sextet où le chant, la musique, le silence et le sacré, le personnage sculpté et le trait signifiant, joueraient de concert en faveur d’une délicate profondeur.” ambre oz moueix voix christophe jodet contrebasse basse électrique loopstation –

ambreozchristophejodet-Purcell

Photographie gaëlle hamalian

« Da End : cabinet des merveilles, demeure des esthètes.

Ce qu’on apprécie généralement dans une galerie d’art aujourd’hui — outre la qualité des artistes présentés — c’est la sobriété de l’architecture et la neutralité de l’espace. Il est donc rare que celles-ci fassent aussi forte impression que les œuvres qui y sont exposées. C’est pourtant l’expérience troublante que l’on peut faire en franchissant le seuil de la galerie Da-End (…) Trois salles, des couloirs, des alcoves, quelques lutrins et chevalets, des jeux d’ombres et de lumière, des murs aux couleurs riches et profondes… C’est un écrin, un espace « à mi-chemin entre le cabinet de curiosité et quelque demeure secrète », dixit les galeristes, le photographe Satoshi Saikusa et sa compagne Diem Quynh. Antichambre d’une fumerie d’opium ou boudoir des plaisirs et supplices délicieux ; c’est comme si l’esprit des symbolistes et des décadentistes — Huysmans en tête — avait enfin retrouvé un lieu où séjourner à Paris. Une demeure « à rebours » où flottent alentour des œuvres d’aujourd’hui — les nimbant de leur éclat —, l’esprit de Verlaine, de Baudelaire, de Nerval, de Poe et de Mallarmé. Da-End signifie ovale en japonais ; un terme évoquant le monde intra-utérin, les fantasmes et les cauchemars, la jouissance comme la souffrance. Artificialia, Curiosa, Naturalia, Erotica : c’est aussi, par-delà les frontières de l’art, le point de départ d’une quête : celle du rare, du bizarre et du précieux. Da End est un endroit anachronique et merveilleux : un lieu ténébreux où poussent des fleurs vénéneuses, une serre chaude où s’exhalent des parfums capiteux. » David Rosenberg. Paris, septembre 2010